Scanner à plat, application de téléphone, ou service
Scanner ses photos soi-même, ou les faire scanner ?
Les deux se défendent, et la réponse dépend de ce que vous avez dans les cartons. Voici les chiffres qui comptent : la résolution utile, le temps réel par photo, ce que vaut l'application du téléphone, et ce que l'on perd en chemin. Sans vous pousser vers moi quand ce n'est pas la peine.
| Méthode | Résolution réelle |
|---|---|
| Application de téléphonePhotomyne, Google PhotoScan et autres | 200 - 300 dpi |
| Scanner à plat, chez vous100 à 250 CHF, 1 à 2 minutes par tirage | 600 dpi |
| Service, à Genèvedos lu, classement, rapport, dès 0.35 CHF la photo | 600 - 1 200 dpi |
Pour les diapositives, aucune des deux premières méthodes ne convient : il faut un scanner de pellicule : scanner de diapositives, acheter ou faire numériser ? Faire numériser : diapositives.
Comment numériser des photos soi-même ?
Un scanner à plat, entre 100 et 250 CHF, réglé à 600 dpi : c'est la résolution qui permet de retirer une photo au même format sans perte visible. Au-delà, sur un tirage papier, on agrandit le grain du papier, pas l'image. Les scanners à défilement, faits pour les documents, plient et rayent les tirages anciens : à éviter pour des photos de famille. Pour les diapositives et les négatifs, un scanner à plat ordinaire ne suffit pas, il faut un appareil dédié à la pellicule, et c'est un autre budget.
Combien de temps faut-il pour scanner une boîte à chaussures ?
Comptez une à deux minutes par tirage : poser, dépoussiérer, lancer, retourner pour le dos, nommer le fichier. Une boîte à chaussures contient 500 à 800 photos, soit une quinzaine d'heures pour 600 photos, sans compter le tri. C'est le chiffre à connaître avant de commencer : un album se fait en une soirée, des cartons se font en un mois de week-ends, ou ne se font pas.
Les applications de téléphone sont-elles suffisantes ?
Pour partager une photo sur un groupe familial, oui, et elles sont rapides. Pour retirer ou conserver, non : l'appareil d'un téléphone donne l'équivalent de 200 à 300 dpi sur un tirage 10 x 15, avec des reflets, une géométrie redressée par calcul et une compression forte. Regardez aussi où partent vos images : plusieurs de ces applications envoient chaque photo sur des serveurs hors de Suisse pour la traiter. Une application est un bon outil de partage, pas une archive.
Que perd-on en le faisant soi-même ?
Le dos du tirage, le plus souvent. Les dates, les noms et les lieux que votre famille a écrits au verso ne survivent que si vous les recopiez dans le nom de chaque fichier, à la main, et c'est ce que tout le monde abandonne au bout de cinquante photos. Le classement par boîte et par album se perd de la même façon. C'est précisément ce que je fais pour chaque photo, sans supplément : le dos est lu et reporté, et l'ordre de vos boîtes est conservé.
Quand le faire soi-même, et quand appeler ?
Faites-le vous-même si vous avez un seul album, des photos récentes en bon état, du temps, et le plaisir de le faire : c'est une belle soirée. Appelez quand il y a des cartons, une succession, un délai, des diapositives, ou simplement quand vous savez que vous ne le ferez pas. Le pire scénario est le carton commencé et jamais fini, avec des photos mélangées entre deux boîtes.
Combien coûte de faire scanner ses photos à Genève ?
0.60 CHF la photo jusqu'à 499, dégressif jusqu'à 0.35 CHF selon le nombre. Une boîte de 600 photos revient à environ 330 CHF, dos lus, classement et rapport compris, retrait et retour offerts dans les communes voisines. Face à quinze heures de votre temps, le calcul est vite fait ; face à une seule soirée d'album, il ne l'est pas, et je vous le dirai.
Un album, faites-le. Des cartons, appelez-moi.
Trois photos de vos boîtes prises au téléphone suffisent pour une fourchette sous 24 h ouvrées, et pour vous dire honnêtement si ça vaut la peine.
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