Magasins, carrousels, boîtes de laboratoire
Que faire de ses diapositives ?
Une armoire de magasins, un projecteur qui ne s'allume plus, et personne n'a vu ces images depuis trente ans. Voici comment reconnaître ce que vous avez, ce qui se dégrade et ce qui se rattrape, et ce que coûte de les sortir de l'armoire, à Genève.
Que faire de ses diapositives quand on n'a plus de projecteur ?
Trois options. Racheter un projecteur d'occasion, qui tombera en panne sur une lampe introuvable ; acheter une visionneuse à piles, qui montre une vue à la fois à une personne à la fois ; ou les numériser une fois pour toutes, et les regarder sur n'importe quel écran, les partager, les retirer. La troisième est la seule qui protège aussi contre ce qui arrive aux diapositives avec le temps. Pour les numériser vous-même, voyez scanner de diapositives : acheter ou faire numériser ?
Comment savoir ce que j'ai : Kodachrome, Ektachrome, Agfachrome ?
Le nom est imprimé sur le cache en carton ou en plastique, avec souvent la date de développement, mois et année, tamponnée par le laboratoire : c'est une information précieuse que je reporte dans le nom du fichier. Kodachrome (caches en carton, couleurs denses) vieillit remarquablement bien. Ektachrome et la plupart des autres films des années 1970 et 1980 virent au magenta ou perdent leurs bleus. Cela se corrige à la numérisation, sans rien inventer.
Mes diapositives sont rouges ou délavées : est-ce récupérable ?
Dans la grande majorité des cas, oui. Le virage magenta est une perte d'un colorant, les deux autres sont encore là : un rééquilibrage rend des couleurs crédibles. Une vue très sombre ou très voilée garde ses limites. Je corrige, je ne reconstruis pas : le rapport de numérisation signale les vues qui n'ont pas pu être rattrapées, plutôt que de les remplacer par une image inventée.
Combien de diapositives ai-je ?
Une boîte de laboratoire en contient 36 ou 50, un magasin droit de projecteur 36 ou 50, un magasin rond ou un carrousel 80 ou 140. Une caisse de dix magasins, c'est entre 800 et 1 400 diapositives. Vous n'avez pas à compter : le nombre de boîtes et de magasins donne une fourchette, le devis se confirme sur le décompte réel, devant vous.
Faut-il sortir les diapositives des magasins et des caches ?
Non, et surtout pas vous. Le magasin conserve l'ordre de la projection, souvent le seul fil chronologique qui reste. Je numérote chaque magasin, je numérise vue par vue dans l'ordre, et chaque diapositive retourne dans son cache et son emplacement. Un cache abîmé est signalé, jamais jeté. Les magasins vides prennent de la place : c'est vous qui décidez ensuite de les garder.
Combien coûte la numérisation de diapositives à Genève ?
0.90 CHF jusqu'à 499, 0.60 dès 500, 0.50 dès 1 000 et 0.40 dès 2 500 - le total de la commande fixe le prix de chaque diapositive. Dépoussiérage et lecture des annotations des caches compris.
Un indice qui ne trompe pas
Tenez une diapositive devant une fenêtre. Si le ciel est encore bleu, la pellicule a tenu. S'il est rose ou gris, elle a commencé à perdre ses colorants, et chaque année en enlève un peu plus : c'est l'année où il faut numériser.
Sortez les magasins de l'armoire. Je passe les chercher.
Dites-moi combien de boîtes et de magasins, même approximativement. Fourchette sous 24 h ouvrées.
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